2004 a vu la sortie du premier album de Plantlife, ‘’The Return of Jack Splash’’ qui a reçu un large succès critique de par le monde. Des artistes phares aussi divers que Gnarls Barkley, Mos Def, Pharrell Williams, DJ Jazzy Jeff, The Chemical Brothers et RJD2 ont déclaré leur amour envers Plantlife. Après avoir tourné en Europe, Plantlife a fini 2004 sur une bonne nouvelle en gagnant le Trophée d’ALBUM DE L’ANNEE aux Gilles Peterson’s BBC Radio 1 Awards.
Pendant que Plantlife découvrait comment vivre avec cette notoriété naissante, Jack Splash est resté extrêmement occupé à travailler sur plusieurs projets à coté et à produire avec d’autres incluant une collaboration hautement attendue avec Cee-Lo Green (ils sont connus collectivement sous le nom de The Heart Attack). Jack a aussi été occupé à bosser avec Alicia Keys, John Legend, Groove Armada, Beyonce, Estelle, Missy Elliott, Daniel Merriweather, Lauryn Hill, Lemar, Raheem DeVaughn, Jennifer Hudson, Ne-Yo, Solange, Jamie Foxx, Britney Spears et pleins d’autres artistes excitants.
Avec leur nouvel album, ‘’Time Traveller’’, Plantlife continue l’exploration musicale qui a fait de leur premier album un classique instantané (un mélange des meilleurs éléments de souSuite
l, de funk & de rock des années 70, l’électro taré des années 80, la politique des B-Boys des années 90 et les idéaux futuristiques de 2008). Dès l’intro de l’album, Jack explique qu’il ‘’était là quand tout a commencé. Il a fait rocker toute la planète avec Afrika Bambaataa. Il assurait les arrières de Melle Mel quand celui-ci était sur le fil du rasoir et était habitué à porter ces grands costumes avec les Talkings Heads !’’ Il continue ensuite en racontant qu’il a roulé de gros joints avec Jimi Hendrix, Dr. Dre & Snoop Dogg, qu’il a dit à AC/DC de revenir en noir et a participé aux débuts du Gangsta Rap avec N.W.A. Est-ce la vérité ? Probablement pas, mais si tu questionnes Jack à ce propos, il va te jurer qu’il était bien présent sur tous les événements précités. Jack s’explique : ‘’franchement, sous certains aspects, je ressent vraiment que l’énergie que je possède en moi est la même énergie musicale que tous les gens que j’aime qui ont donné tout ce qu’ils avaient’’.
Par la suite, Jack fait étal de son amour continu, son respect et son admiration pour les femmes dans ses chansons. Des titres de morceaux comme ‘’Sun Shines Through Your Love” (Le soleil brille a travers ton amour) & “What A World Babygirl” (Quel monde mon bébé) montre l’optimisme euphorisant de Plantlife… l’amour en dépit du chaos. Plus loin, Jack Splash déclare ‘’La guerre, la corruption… ton amour est ma protection !’’. Ne nous laissons pas berner non plus, Jack fait suivre ces titres avec une bonne dose de fanfare pour Club de Striptease. Pas la fanfare habituelle pour club de striptease fait à la 808… Par contre, ‘’Take it off’’ est typique de l’ambiance cul des années 80 (un peu comme si Mötley Crue rencontrait Timbaland).
Avec à l’esprit la décision prise consciemment de ne pas peser sur l’album à cause d’un pessimisme évident du à la politique à l’heure actuelle, Plantlife laisse le gros des textes politisés pour la fin de l’album avec des titres comme “Tear The House Down” et “Believers”. Dans “Tear The House Down”, Jack insinue qu’il serait préférable que le Président des USA soit Bootsy Collins et dans “Believers” il nous dit que ‘’ce soit Tupac Shakur ou bien quelqu’un de ma famille… les ‘Believers’ sont ceux qui refusent de baisser les bras’’, et même si on avait encore des doutes sur nos convictions, pas besoin de d’avoir de soucis à ce propos, car ‘’à la fin l’amour remportera’’.
Comme une virée sauvage du début à la fin, ‘’Time Traveller’’ est une nouvelle déclaration artistique importante de la part d’un groupe qui refuse de se conformer aux ennuyants modèles musicaux actuels. Comme Jack l’a expliqué en 2004, ‘’tout ce que nous voulons faire réellement, c’est de contribuer à donner une véritable positivité au monde de la musique, et si en plus on réussit à faire bouger les fesses de magnifiques femmes tout au long du processus, alors je pense qu’on a fait notre boulot !’’