Première superstar du rap US, LL Cool J (alias James T. Smith, son pseudo signifiant “Ladies Love Cool James”) a 15 ans quand il enregistre son premier single. L’album Radio sort en 1985, avec un son révolutionnaire et minimal. Le DJ Cut Creator charcute le beat avec ses scratches tandis que le producteur blanc Rick Rubin façonne un paysage escarpé pour illustrer les mots scandés de LL Cool J.
Le succès est immédiat et Bad, sorti en 1988 en même temps que le Bad de Michael Jackson, confirme le buzz. LL Cool J est un grand, et sa première tournée le fait côtoyer Public Enemy et Eric B and Rakim. Il passe par Paris (Mutualité) en 1987, sombre dans l’autoparodie avec son troisième album, revient hardcore avec le sublime LP Mama Said Knock You Out (produit par DJ Marley Marl, légende de l’underground) et s’offre même le chic de devenir acteur (on le voit notamment aux côtés de Robin Williams dans Toys et de Michael J. Fox dans The Hard Way).
En 1997, une querelle l’oppose au jeune rapper Canibus, qu’il a invité sur un freestyle de son album Phenomenon. Le clash devient public et donne lieu à uSuite
ne saga, par singles interposés, dont le monde du rap est friand. Devenu producteur, LL Cool J participe en 1999 à la B.O. du film Deep Blue Sea.
Lorsqu’on lui demande à quoi il attribue ces vingt années de succès auprès d’un public pourtant pas toujours réputé fidèle, LL Cool J rétorque : “En tant qu’ artiste je m’exprime depuis toujours dans plusieurs domaines.” Une référence à sa carrière d’acteur qu’il poursuit depuis, puisque LL Cool J compte à son actif plus de vingt long-métrages (notamment Deliver Us From Eva succès inattendu de l’année 2003, mais aussi SWAT qui a eu d’excellents résultats au box-office américain), de même que de nombreux rôles au petit écran, comme dans la sitcom “In The House” diffusée dans les années 90.
LL Cool J se retrouve au générique de plusieurs films, et non des moindres comme Edison avec Kevin Spacey et Morgan Freeman. Il demeure l’un des étendards du hip-hop. Dans son 11e opus sur Def Jam Records, intitulé DEFintion, LL Cool J artiste et parolier chevronné et populaire, revient en force avec des morceaux up-tempos sensuels et estivaux à souhait, résolument marqués de son empreinte inimitable. Enregistré à Miami et NYC en collaboration avec une myriade de producteurs de haut vol tels que Timbaland, (qui a notamment contribué à la réalisation du torride single “Head Sprung”) mais aussi 7, Clark Kent et Dame Grease, et fort de quelques collaborations avec Timbaland et R. Kelly, DEFfintion n’est pas simplement un disque de plus dans la discographie de LL Cool J, mais constitue une nouvelle étape dans le parcours d’un artiste qui n’a jamais cessé de repousser les limites de ce qu’est et de ce que peut être le hip-hop. Puisant son feeling et sa vitalité dans de folles et grandes virées nocturnes dans les clubs et dans tout ce qui fait les bons moments de la vie, DEFintion est d’après LL Cool J “un album de rêve pour un DJ”, un hommage à la fête et au plaisir de s’y abandonner, d’une telle efficacité qu’il sera impossible d’y résister.
En 2006, LL Cool J est décidé à tout mettre en œuvre pour que tout le monde connaisse Todd Smith, son douzième album sur Def Jam Records, le premier à porter son nom. Un album annoncé par un single percutant : “Control Myself”, réalisé avec la participation de la très talentueuse et certifiée multi-platine Jennifer Lopez. Produit par Jermaine Dupri, ce titre à la bass omniprésente met en lumière un nouvel aspect des multiples talents de LL Cool J.
L’album, enregistré entre Miami et New York, réunit plusieurs titres de Timbaland, Pharrell Williams, Scott Storch et Trackmasters. Pas moins de 12 stars ont d’ailleurs collaboré à ce 12e opus de LL Cool J, notamment Mary J. Blige, Mary Mary, Teirra Mari, Freeway et Juelz Santana.