C’est avec timidité et désinvolture qu’elle jette son talent aux pieds d’un public de plus en plus nombreux. La scène, comme une victoire, une victoire contre sa timidité et sa sensualité trop peu dévoilée. Un talent Brut, qui, comme un phoenix peut renaître de ses cendres, prend son envol de façon magistrale au contact du public. Kenna, Keziah Jones, Miriam Makébé et Manu Katché comptent déjà parmi ses fans prestigieux.
Résolument intime et fédératrice l’empreinte artistique de Krystle Warren frappe par sa modernité. Avec un caractère bien trempé et une personnalité hors du commun, elle impose sa voix particulièrement chaude et rocailleuse. Ajoutez son flow d’instinct Soul et vous comprendrez vite pourquoi la demoiselle est en passe de devenir un phénomène scénique. Forte comme une armée mais pourtant munie de sa seule guitare acoustique, Krystle Warren déchaîne vite les foules aux Etats-Unis où elle a accessoirement tourné avec Martha Wainwright et Erykah Badu …
Lady à New York avec le producteur Russel Elevado (Keziah Jones, D’Angelo, Alicia Keys…) il ne reste que le meilleur, la substantive moelle d’un génie musical qui semble inné tellement il touche au plus profond de l’être. C’est notamment grâce à ce dernier que Keziah Jones découvrit la jeune artiste et entreprit de faire écouter les maquettes à Because Music qui sur un coup de c½ur immédiat décida de lui ouvrir les portes de la gloire qu’elle mérite. Krystle Warren est une romantique, une femme à la sensualité discrète qui rêve des « Parapluies de Cherbourg » , de Paris et de ses cafés. C’est d’ailleurs lors de sa première venue en France qu’elle compose le titre « An American in Paris », une touchante ode écrite en Anglais et en Français dont le décor privilégié est cette ville qu’elle affectionne tant. D’ailleurs elle travaille d’arrache pied pour maîtriser la langue de Molière.
Krystle Warren
Petite, elle a appris à chanter dans la chorale de son église mais elle senti très vite que son apprentissage de la musique passerait par des voies plus personnelles et c’est ainsi qu’en autodidacte accomplie elle connut sa première révélation musicale devant un poste de télévision. Les Beatles apparaissent sur ABC et c’est une évidence : elle a 13 ans et elle fera de la musique. Comme ses idoles, elle devient à son tour auteur compositeur et interprète. Mais la jeune fille du Missouri est un hybride culturel qui a avalé un peu de culture grunge (Smashing Pumpkins et Soundgarden), ingéré spontanément le monumental poids du Jazz (Nina Simone, Betty Carter, Mel Tormé…) et baigné dans les affres de la Pop (The Kinks, the Who, The Faces) et de la Country (Joni Mitchell, l’éternel Willie Nelson) tout en vouant un culte respectueux à des artistes comme Elvis Costello, les Rolling Stones ou Joan as Police woman. Voilà les grandes lignes de la genèse inspiratrice de cette voix noire à la sensibilité Blues exacerbée.